Les communautés locales impliquées dans le dispositif
Le Projet de Gestion des Ressources Naturelles au Sénégal (SENRM) volet pêche a initié à Mbour, du 3 au 5 juillet 2024, une concertation interministérielle pour l’harmonisation du système de cogestion des pêcheries au Sénégal.

Les participants issus du ministère des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires (MPIMP) et celui de l’Environnement et de la Transition Écologique (METE) ont échangé sur une approche structurée de la gestion des ressources naturelles, impliquant les communautés locales dans le dispositif de surveillance.
L’objectif de l’atelier est d’aboutir à des mécanismes capables de soutenir la résilience, la durabilité, la productivité des ressources halieutiques et forestières du Sénégal.
Dans cette dynamique, le cadre institutionnel en gestation sera d’un atout décisif dans l’exécution de ce programme. Il permettra de favoriser la gestion optimale des risques environnementaux et la durabilité des écosystèmes de pêches.
« Nous avions constaté qu’il n’y avait pas d’harmonisation de ces systèmes de cogestion, nous avons jugé nécessaire de réunir l’ensemble des spécialistes issus des directions techniques des deux ministères, les juristes et les conservateurs des Aires Marines Protégées (AMP) pour voir comment harmoniser le système de cogestion.
C’est quelque chose de très important et c’est pourquoi nous cherchons à mettre en place un conseil de la mer qui va se réunir régulièrement pour voir dans quelle condition ces pêcheries et aires marines protégées vont être gérées par les populations elles-mêmes », a fait savoir Dr Papa Namsa Keita, coordonnateur de l’Unité de Gestion Pêche, du Projet de Gestion des Ressources Naturelles au Sénégal (SENRM).
Dans cette nouvelle approche de la cogestion de ces ressources, le projet va appuyer les communautés en mettant à leur disposition des pirogues équipées et des kits de géolocalisation pour la surveillance côtière.
Cet appui matériel fait parti des missions assignées au projet SENRM.
Fiancé à hauteur de 61 milliards de FCA par la Banque Mondial, SENRM offre un meilleur accès des communautés à des opportunités économiques dans des zones cibles où les ressources naturelles sont exploitées. Il s’agit surtout de favoriser la subsistance et la résilience des populations locales concernées par les enjeux des changements climatiques.