Le Projet de Gestion des Ressources Naturelles au Sénégal (SENRM), mis en œuvre par le Gouvernement du Sénégal avec l’appui de la Banque ...
Le Ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, le Pr Daouda NGOM, a co-présidé avec sa collègue le Dr Fatou Diouf, Ministre des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, le vendredi 14 juin 2024, la première réunion du comité de pilotage du Projet de Gestion des Ressources Naturelles au Sénégal (SENRM).

La première réunion du comité de pilotage a réuni les principaux acteurs impliqués à la mise en œuvre du Projet SENRM, à savoir les deux ministres de tutelle en charge de l’environnement et des pêches, des représentants d’autres ministères techniques, de la Ville de Dakar, du Réseau des Maires des Communes périphériques du Parc National Niokolo Koba, et des organisations Professionnelles et de producteurs intervenant dans les secteurs de la pêche et des forêts. Au-delà de l’installation du comité, cette rencontre a été l’occasion pour le projet de présenter les composantes et la situation de la mise en œuvre des activités, mais aussi, d’examiner et d’approuver le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) de l’année 2024. Une occasion pour le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, le Pr Daouda Ngom, de décrire le projet à « une initiative ambitieuse qui vise à renforcer la gestion des ressources halieutiques et forestières dans notre pays avec principalement des composantes qui vont impacter sur les ressources notamment le cadre institutionnel de gestions de risques environnementaux pour la première composante. Tout ce qu’il y a comme résilience et productivité du secteur de la pêche et de l’aquaculture. Et la troisième sur la gestion durable des forêts et des écosystèmes ».
Pour le ministre des Pêches et des infrastructures maritimes et portuaires, Dr Fatou Diouf, « le projet SENRM constitue un des leviers les plus importants sur lequel va s’appuyer son département pour la mise en œuvre des réformes majeures en cours notamment en matière de bonne gouvernance, de lutte contre la pêche illicite non déclarée et non règlementée, de promotion de la chaîne de valeur des produits de la pêche et de développement de l’aquaculture notamment ».
Le budget alloué pour l’année 2024 s’élève à 14 milliards 400 millions de francs CFA.
Le SENRM contribue à hauteur de12 mille vases
Le Ministre des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires, Dr Fatou DIOUF a présidé le samedi 26 octobre 2024 à Ndayane, dans le département de Mbour, arrondissement de Sindia, la cérémonie de lancement de l’immersion des vases à poulpes. Une activité célébrée sous le thème : la gestion durable du poulpe, un défi majeur pour les CLPA de la petite côte.


Dans le nouveau référentiel des politiques de développement économique et social, le département de Mbour est érigé en pôle halieutique. Cette nouvelle configuration géostratégique dans le secteur des pêches donne à la ville côtière une place importante dans la politique de reproduction des espèces maritimes.
L’immersion des vases à poulpe au nombre de 30 000 mille, cette année, vise à pérenniser l’activité économique des pécheurs de la localité.
Le Projet de Gestion des Ressources Naturelles au Sénégal (SENRM) a ainsi contribué à hauteur de 12 mille vases à poulpes et se situe parmi les principaux contributeurs dans cet élan de revitalisation des capacités productives des ressources halieutiques de la petite cote.
Pour rappel, le poulpe constitue une espèce marine dont l’exploitation rationnelle est source de retombées financières considérables pour toute la région de Thiès.
En 2016, la valeur estimée à la première vente de ce produit dans la région était de 5.097.000.000 de francs pour 3 210 tonnes. Une tendance haussière constatée en 2023 avec notamment 8 258 000 000 de francs pour un poids total de 4 168 tonnes.
Selon Dr Fatou Diouf, venue présidée personnellement cette cérémonie de mise à eau des poulpes, ceci montre à suffisance l’importance des vases dans la conservation du poulpe.
Ainsi, la tutelle a vivement remercié les bailleurs que sont la JICA, L’UE, l’USAID et La BM à travers le projet SENRM.
Quatre universités et instituts publics spécialisées accompagnent le projet
Le ministre des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires a présidé, le lundi 21 octobre 2024 à Diamniadio, la cérémonie officielle marquant le démarrage effectif des conventions de recherches signées entre le Projet de Gestion des Ressources Naturelles au Sénégal et quatre universités et instituts publics spécialisées.

Les universités (UCAD, UGB, UASZ) et les instituts de recherches (ANSD, ISRA, CRODT) démarrent leurs activités de recherche pour le compte du Projet de Gestion des Ressources Naturelles au Sénégal (SENRM-MPIMP). Cette rencontre se tient dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 2 du projet « Résilience et productivité des secteurs des pêches ».
Dans cette dynamique, les projets de recherches ont été finalisés et paraphés par ces institutions. Ainsi, les thématiques de recherches prévues à cet effet se présentent comme suit : la pêcherie de poulpe, la pêcherie de volutes, la pêcherie de la crevette côtière et les plans de suivi-évaluation des pêcheries dans les zones d’intervention du projet SENRM.
Venue présidée la rencontre, le ministre des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires, Dr Fatou DIOUF a salué au nom du gouvernement du Sénégal le rôle imminemment important de la Banque Mondiale dans le cadre de la réalisation de ce programme d’envergure nationale. Elle a aussi réaffirmé l’engagement de son département ministériel à soutenir ce dispositif de recherche pour une résilience des secteurs des pêches et de l’aquaculture.
Les communautés locales impliquées dans le dispositif
Le Projet de Gestion des Ressources Naturelles au Sénégal (SENRM) volet pêche a initié à Mbour, du 3 au 5 juillet 2024, une concertation interministérielle pour l’harmonisation du système de cogestion des pêcheries au Sénégal.

Les participants issus du ministère des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires (MPIMP) et celui de l’Environnement et de la Transition Écologique (METE) ont échangé sur une approche structurée de la gestion des ressources naturelles, impliquant les communautés locales dans le dispositif de surveillance.
L’objectif de l’atelier est d’aboutir à des mécanismes capables de soutenir la résilience, la durabilité, la productivité des ressources halieutiques et forestières du Sénégal.
Dans cette dynamique, le cadre institutionnel en gestation sera d’un atout décisif dans l’exécution de ce programme. Il permettra de favoriser la gestion optimale des risques environnementaux et la durabilité des écosystèmes de pêches.
« Nous avions constaté qu’il n’y avait pas d’harmonisation de ces systèmes de cogestion, nous avons jugé nécessaire de réunir l’ensemble des spécialistes issus des directions techniques des deux ministères, les juristes et les conservateurs des Aires Marines Protégées (AMP) pour voir comment harmoniser le système de cogestion.
C’est quelque chose de très important et c’est pourquoi nous cherchons à mettre en place un conseil de la mer qui va se réunir régulièrement pour voir dans quelle condition ces pêcheries et aires marines protégées vont être gérées par les populations elles-mêmes », a fait savoir Dr Papa Namsa Keita, coordonnateur de l’Unité de Gestion Pêche, du Projet de Gestion des Ressources Naturelles au Sénégal (SENRM).
Dans cette nouvelle approche de la cogestion de ces ressources, le projet va appuyer les communautés en mettant à leur disposition des pirogues équipées et des kits de géolocalisation pour la surveillance côtière.
Cet appui matériel fait parti des missions assignées au projet SENRM.
Fiancé à hauteur de 61 milliards de FCA par la Banque Mondial, SENRM offre un meilleur accès des communautés à des opportunités économiques dans des zones cibles où les ressources naturelles sont exploitées. Il s’agit surtout de favoriser la subsistance et la résilience des populations locales concernées par les enjeux des changements climatiques.















Crédit Photo/ SENRM





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